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Univers si terne d’été !

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Quel nom donner aux dernières universités d’été du Parti Socialiste à La Rochelle ?
« Embrassons-nous Foleville » ?, « Les mégères apprivoisées » ? « La journée des longs couteaux » ? « Le Bal des faux culs » ? Le choix est difficile, vous en conviendrez, tant la mascarade a fait long feu.
Qui peut être dupe d’un tel étalage de mauvaise foi, d’un tel étalage de sourires à peine esquissés, surtout sur la photo finale, seul moment où les 6 candidats se sont rencontrés. De Martine à Marie-Ségolène, de Marie-Ségolène à son ex, François, de François à Manuel, de Manuel à Arnaud et de tous à Jean-Michel on dirait un casting de mauvais comédiens avec de mauvais dialogues pour un mauvais feuilleton télévisé, du genre de ceux qui vous endorment dès le début du générique s’ils ne vous donnent pas la nausée et vous font trouver géniale « Plus belle la vie ».
Le bord de mer est bien choisi pour des candidats qui semblent aussi à l’aise entre eux que dans un panier de crabes à la criée de La Rochelle.
Primaire, le mot correspond bien au Parti Socialiste, primaire dans ses arguments, primaire dans ses démonstrations, primaire dans ses solutions, primaire dans ses propositions. N’oublions pas quand même que le Parti Socialiste, sans en avoir l’air, passe son temps à nous faire oublier que la gauche gère la majorité des départements (60 sur 100, la Corrèze étant le plus endetté et la Seine Saint Denis, socialo-communiste depuis sa création le 1er janvier 1968,le plus en retard) les régions, une majorité de villes (surtout des grandes) et donc qu’elle masque son incapacité chronique à diriger et apporter des solutions, autres que l’augmentation des impôts et l’embauche de fonctionnaires supplémentaires, par des attaques permanentes à l’encontre du Président de la République et du gouvernement.
Et que dire des gesticulations de certains, entre Harlem Désir qui se prend pour une réalité alors qu’il n’est qu’un mirage idéologique et les propos abscons de Benoît Hamon qui a parlé, à propos de ces universités, « d’une image d’unité impossible à l’UMP » de qui se moque-t-on ? J’en profite d’ailleurs pour lui rappeler que l’UMP n’est pas le seul parti de la majorité.
Le problème du PS, c’est qu’il pratique l’illusion permanente, depuis François Mitterrand qui a fait croire à tout le monde, même à sa femme, qu’il était de gauche alors qu’il n’était que lui-même, et prend ses électeurs et les français pour des gogos, des pigeons justes bons à être plumés. Un exemple : Un parti,une primaire, six candidats, un seul programme validé par un état-major de pachydermes (pardon d’éléphants) sur le retour. Bonjour le choix pour l’électeur, la pensée unique assortie de quelques fioritures spécifiques comme ces résidences de vacances à propriétaires multiples où un clou est prévu dans le mur de gauche pour y suspendre sa « touche personnelle » en fonction de l’occupant du moment, de quoi pleurer toutes les larmes de son corps.
Un second exemple : Parti retors, qui, à seule fin électoraliste, a voulu propulser à la candidature Présidentielle une personne comme Dominique Strauss Kahn, si éloigné, pour ne pas dire aux antipodes, des préoccupations des classes moyennes et ouvrières. L’étalage inconvenant de son argent de sa femme, comme disent les humoristes, est une insulte permanente envers tous ceux pour qui les fins de mois sont difficiles et l’avenir incertain.
Avoir voulu en faire son champion devrait être jugé comme un acte disqualifiant pour un parti plus proche des bonimenteurs de foire que de la réalité politique, n’oublions pas que DSK fut Ministre de l’économie et des finances sous le gouvernement Jospin, obligé de démissionner pour embrouilles judiciaires et qu’il fut également l’avocat de la MNEF (Mutuelle Nationale des Etudiants de France) dissoute pour dérives de gestion, à méditer, n’ayons pas la mémoire (trop) courte. DSK le seul économiste au monde capable de vous donner le cours de la truffe et la cotation des hôtels de luxe au jour le jour, le seul qui maitrise les bourses à l’International (sauf les siennes). La retransmission du premier débat concernant les primaires socialiste ressemblait plus à un jeu dans lequel David Pujadas aurait remplacé Laurence Boccolini mais dont les candidats se situaient à peu près au même niveau que ceux du maillon faible.
Imaginons l’un de ces six la élu à la magistrature suprême et devant défendre la position de la France au plan international, en qui aurions-nous confiance ? Martine, la bradeuse de Lille, opérationnelle seulement 35 heures par semaine ? Marie–Ségolène, la fermière du Poitou qui se prend pour Don Quichotte en jouant les éoliennes au gré du vent ?François, dit le maigre, qui n’a jamais occupé une fonction Ministérielle ? Jean-Mi ? Manu ? Arnaud ? Lequel a les épaules assez larges pour assumer une telle charge ?
En vérité la gauche socialiste n’est qu’un mirage qui voudrait nous faire croire que la France est à l’abri du contexte international, un îlot où demain l’on rincera encore gratis où nous aurons toujours la retraite à 60 ans quand nos pays voisins parlent déjà tous de 67 ans et où nous pourrons continuer à accueillir toute la misère du monde, comme le disait si bien Michel Rocard qui refusait cette mission pour notre pays, sans conséquence pour notre économie et notre vie quotidienne. Cela s’appelle de l’irresponsabilité ou du mensonge électoraliste mais ne démontre en aucun cas une quelconque capacité à gouverner.

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