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La vérité sur le budget de l’Education nationale

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En augmentation constante depuis plusieurs décennies, le budget du ministère de l’Education nationale atteint cette année la somme record de 60,5 milliards d’euros.

E n 2010, le budget de l’Education nationale représentait pas moins de 21 % du budget de l’Etat, ce qui en fait le premier poste de dépenses de la nation. Pourtant, malgré ces investissements lourds, la France n’obtient pas de très bons résultats dans les classements internationaux des systèmes éducatifs. En clair, pour le ministre, l’heure est au changement. La France ne peut plus se permettre d’investir sans compter, et les résultats obtenus ne justifient pas de telles dépenses. «L’important n’est pas le budget, mais la bonne utilisation des ressources », indique –t-on au ministère.
Les « Repères et références statistiques 2011 » indiquent qu’en trente ans les dépenses par élève sont passées de 4.400 € à 8.000 € (en euros constants), soit une hausse de 80 %. Le document révèle également que de 28 élèves par classes de maternelle, en moyenne, en 1990, on est passé à 26 aujourd’hui. Ou que, sur la même période, le nombre d’élèves moyen par classe au lycée est passé de 31 à 27. Ainsi, si le nombre de professeurs est en baisse depuis 2007, c’est pour corriger des dysfonctionnements du passé. Car alors que le nombre d’élèves n’a cessé de baisser dans le premier degré (maternelle et primaire), le nombre de professeurs, lui, était resté stable ou en augmentation.

La France sauve la moyenne

La France parvient depuis dix ans à sauver la moyenne dans les classements internationaux mesurant les performances des élèves. Pas de quoi pavoiser, mais l’Hexagone se maintient peu ou prou en milieu de tableau parmi les 140 pays de l’OCDE évalués tous les trois ans depuis l’an 2000 (étude Pisa). Elle peut toujours se féliciter d’avoir évité, en 2009, de plonger au classement comme la Suède ou l’Irlande. Sauf que, dans le même temps, l’Allemagne a bien progressé, et que la Corée et la Chine se sont brusquement propulsées en tête, détrônant pour la première fois la Finlande jusqu’alors inamovible numéro 1 mondial. La Corée a ainsi multiplié par deux ses bons élèves en dix ans, réussissant un saut qualitatif spectaculaire.

En hausse : les très bons élèves et les très mauvais

La France est sauvée par ses bons élèves, mais c’est aussi son talon d’Achille : la proportion de très bons élèves augmente, ce qui tend à montrer que ses programmes fonctionnent bien pour les têtes de classe. Mais, dans le même temps, le nombre d’élèves en échec augmente aussi, ce qui fait dire aux analystes que son enseignement ne s’est pas adapté et reste élitiste. Entre les deux, pour cette grande masse des élèves ni très brillants ni mauvais, le niveau ne progresse pas. C’est une caractéristique qui n’a pas échappé au ministère de l’Education nationale, qui met en avant la nécessité absolue non pas d’augmenter éternellement les moyens mais de mieux les organiser pour permettre à plus d’élèves de réussir. C’est tout l’enjeu : réformer pour parvenir à l’individualisation des parcours des élèves et à un suivi personnalisé.

Et à Rosny ?

A l’occasion de la rentrée scolaire 2011/2012, on compte : en maternelle, 1821 élèves, soit une moyenne de 26,4 élèves par classe pour une norme départementale de 27, en élémentaire : 2545 élèves, soit une moyenne de 24,7 élèves par classe pour une norme départementale de 25, pour les 3 collèges de la ville : 1535 élèves, soit une moyenne de 22,6 élèves par classe, pour le lycée Charles de Gaulle : 675 élèves, soit une moyenne de 27 élèves par classe, pour le lycée professionnel Jean Moulin : 464 élèves, soit une moyenne de 21 élèves par classe.

Soit, pour Rosny-sous-Bois, des moyennes qui se situent dans les normes départementales et nationales, voire en deçà.

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