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Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs

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La « grande affaire » que croyait tenir Philippe Vachieri, ce « scandale » qui devait, selon lui, constituer son fil conducteur a connu son épilogue. De prolixe qu’il était, tout au long de l’année écoulée, il est devenu subitement muet. Et pour cause !

Le 8 juillet dernier, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny a rendu son verdict dans l’affaire du détournement de fonds dont avaient été victimes l’OMS et le CREIPS.

Le coupable a été condamné et l’action menée par les associations, leurs conseils et la Municipalité a porté ses fruits : ces associations ont reçu, en remboursement de la part de l’auteur des faits, respectivement, 10.000 € et 140.000 € fin décembre.

Il est dommage que ceux qui s’émouvaient tant de ce détournement, hurlaient au loup et alertaient la presse ne s’en soient pas fait l’écho… Pourtant, ç’aurait été un gage de leur sincérité.

Loin de moi l’idée de commenter une décision de justice à travers ces lignes. Mais je ne résisterai pas à la tentation d’en tirer quelques enseignements car après m’être évertué à mener à bien ces affaires, dans l’intérêt des associations, sans commentaire superflu et dans le respect du secret de l’instruction, il me semble nécessaire, aujourd’hui, de rétablir certaines vérités. Et la première de toutes sera certainement de reconnaître le courage politique et le sens des responsabilités dont aura su faire preuve notre ami Alain Zègre dans cette affaire, alors que sa seule erreur aura été d’avoir mal placé sa confiance. Pour ceux qui possèdent quelque notion de droit, le chef d’accusation retenu par le juge d’instruction était « abus de confiance aggravé » à l’endroit de ces associations représentées par Alain Zègre, en qualité de Président. Ce qui veut tout dire…

Nous avons tous en mémoire sa réaction courageuse dans la gestion de cette affaire : après avoir initié les procédures nécessaires à la réparation du préjudice de ces associations, il a su en tirer les conséquences sur le plan politique afin qu’une banale affaire de droit commun ne soit instrumentée pour salir. Car entre-temps certains, ayant définitivement désespéré des urnes, ayant pris les juges à témoin, se sont tournés vers l’opinion publique, sommée de juger avant les juges sur la base de « pièces » qu’ils voulaient bien étaler dans le but de transformer le Rosnéen en bras séculier de vendettas dont il ignore à peu près tout ! Fut-ce au détriment de l’honneur d’un homme. Mais l’histoire retiendra -et c’est ce qui, après tout, compte,- le sens de l’honneur et des responsabilités d’Alain car « Il n’y a de classe dirigeante que courageuse.

À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. » Jean Jaurès. Une certaine opposition, fort encline à se dresser en parangon de la (fausse) vertu, y trouverait à méditer.

En second lieu, il me faut relever que cette première victoire sur la rumeur et l’insinuation malsaine s’est trouvée renforcée par la décision du Tribunal Administratif de Montreuil. Il a, au cours de son audience du 17 décembre 2009, rejeté la requête de Philippe Vachieri qui souhaitait voir annuler la délibération instaurant la reprise en régie des activités du CREIPS. Et ce sans aucune considération pour les adhérents et leurs enseignants ! Il nous reprochait pêle-mêle un manque de transparence, un pseudo caractère transparent de cette association, et récusait la qualité de Président à Alain Zègre, qui ne pouvait, selon lui, saisir la justice. Il oubliait, cependant, que cette même délibération dont il demandait l’annulation, avait été adoptée à l’unanimité (donc lui y compris) au cours du Conseil Municipal du 17 septembre 2008 ! Comprenne qui pourra… Toujours est-il qu’il aura perdu sur toute la ligne, les juges ayant rejeté toutes ses demandes, ce qui confirme, à ma grande satisfaction, la manière exemplaire dont ces affaires ont été conduites.

Enfin, je terminerai en disant que contrairement à l’opposition, nous sommes plus faiseurs que diseurs. Nous nous évertuons collectivement à relever au quotidien les défis qui s’imposent à notre ville, avec le souci permanent du mieux-vivre ensemble. D’autres se complaisent à demeurer des comédiens de l’action, parce que passés maîtres dans l’art de mimer ce qu’ils devraient faire que de décider, vraiment et de manière résolue, d’entrer en corps à corps décisif avec les faits et les situations pour être à la hauteur. Les Rosnéens, à qui je renouvelle mes voeux les meilleurs pour une belle et heureuse année, ne sauraient s’y tromper.

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