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Editorial du numéro de décembre 2014

Commentaires fermés sur Editorial du numéro de décembre 2014

En quoi croyez-vous ?

86% des Français jugent que l’autorité est une valeur trop souvent critiquée. Cela témoigne d’un sentiment de désordre et d’abandon autant qu’une aspiration au retour de l’autorité.

La crise de l’autorité qui se rajoute à une crise de la transmission (rejet du passé) couplée à une crise du progrès (méfiance envers l’avenir). Les Institutions s’en trouvent fragilisées. A travers elles, c’est toute notre nation qui vacille. Car ces crises contradictoires et paradoxales nous entrainent irrémédiablement vers une faillite de la société.

Je crois qu’un Etat faible qui ne donne aucune perspective, qui présente des Institutions affaiblies au service d’une société qui doute de tout font de la France une cible prioritaire.

Cible des populismes, des fondamentalismes servant, à qui veut bien les entendre, du prêt-à-penser grossier et caricatural. Des mouvements offrant aux gens désemparés des solutions à bon compte mais imparfaites et impropres à résister à l’épreuve de la réalité.

Je crois qu’il faut arrêter de chercher à tout prix la simplicité surtout dans un Monde aussi ouvert et complexe que le nôtre. Il faut accepter des réponses complexes à des questions compliquées et nous réinterroger sur la société française que nous voulons pour les 10, 20 ou 100 prochaines années.

Je crois qu’il nous faut un chef qui assume son autorité. Un chef qui ne cherche pas l’attitude à prendre en interrogeant les sondages pour mieux coller aux attentes des courtisans ; et nous aurons besoin d’un chef capable de prendre des décisions difficiles encore plus dans un contexte de crise. Un chef qui partage sa vision de l’avenir et que nous voudrons suivre. Un chef qui aura ses failles et ses faiblesses mais dont les qualités nous feront oublier tout le reste.

Je crois qu’il nous faut un chef qui dirigera les Institutions républicaines revalorisées comme l’instruction, la sécurité, la défense, la justice, la sécurité sociale. Des institutions qui représentent quelque chose et desquelles nous ne devrons pas attendre des solutions pour tout. Des institutions auxquelles il faudra donner sans attendre de retour immédiat.

Les institutions ne se consomment pas

Je crois à la nécessité de développer un projet de société. Parce qu’aujourd’hui on veut tout faire mais finalement on ne fait rien, que le cap à suivre change au gré des modes. Nous voulons tout et son contraire immédiatement et sans effort. Elevons nos exigences, non sans avoir fait le tri dans nos priorités et déterminé quels sacrifices nous acceptons.

Je crois que nous devons accepter le passé sans chercher à le réécrire et que nous devons nous en inspirer pour ne pas renouveler les erreurs commises. Dans le même temps, il nous faudra écrire un avenir qui ne nous effraye pas, un avenir porteur d’espoir.

Je crois que nous sommes trop peu à nous poser les bonnes questions. Je crois que les réponses à la crise économique et financière, à la crise environnementale, à la crise institutionnelle, à la crise sociétale que nous traversons sont en nous. Je crois à la capacité des Français de s’en sortir.

Je crois en un avenir meilleur. Et vous, en quoi croyez vous ?

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