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L’éloignement avec l’Allemagne : une grave erreur de François Hollande

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Les folles aventures de Tartarin de Tulle et de Frau Angela

Comme chacun le sait, la France et l’Allemagne sont issues d’un même état, l’empire Carolingien. L’empire de Charlemagne (l’empereur à la barbe fleurie) a été divisé entre ses trois petits fils par le traité de Verdun en l’an 843, la Francie occidentale, la Francie orientale et la Lotharingie. La Francie occidentale devint la France et la Francie orientale l’Allemagne pendant que la Lotharingie s’effondrait rapidement devenant ainsi un enjeu pour ces deux royaumes. La France et l’Allemagne ont donc un long passé commun. Comme tous les vieux couples elles connurent quelques épisodes douloureux tout au long de leur histoire dont l’apogée fut la seconde guerre mondiale, l’occupation de la France et le chaos qui s’ensuivit.

Fort de ce passé et pour vaincre les vieux démons quelques personnalités éclairées décidèrent d’y mettre fin en celant pour toujours un pacte de coopération entre nos deux pays, garant d’une paix durable sur le territoire européen. La première étape fut la création en 1951, sur proposition de Robert Schumann, de la CECA (communauté européenne du charbon et de l’acier) qui fut la base de la construction européenne.

Puis vinrent Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, Adenauer a pour objectif la réconciliation franco-allemande et De Gaulle voit l’émancipation de l’Europe par rapport aux états Unis, cette réconciliation se concrétise par la signature du traité de l’Elysées le 22 janvier 1963. Ensuite Willy Brandt et Georges Pompidou menèrent encore plus loin la réflexion en prenant la décision en 1969 de produire en commun l’Airbus et de lancer un programme européen de satellites de télécommunications, le programme Symphonie. En 1972 signature à paris d’une convention concernant l’établissement de lycées franco-allemands et la création du baccalauréat franco-allemand.

La lune de miel continue entre Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing qui voit se former le premier « vrai couple franco-allemand » (avant le mariage pour tous) et qui décident de faire de la relation franco-allemande le moteur de la construction européenne cette collaboration exemplaire se poursuit avec le « second couple franco-allemand » constitué par Helmut Kohl et François Mitterrand se poursuit avec Gerhard Schröder et Jacques Chirac et trouve son embellie avec Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Alors arriva Tartarin de Tulle, la boite à outils en bandoulière, lui Président il allait tout casser, mettre l’Allemagne au pas, imposer son diktat à la chancelière, à la commission européenne, interdire les licenciements, construire une Europe sociale loin des puissances de l’argent (même celui de Cahuzac) on allait voir ce que l’on allait voir. Les gesticulations présidentielles, les rodomontades du gouvernement ont peu de prise face au pragmatisme économique, à la défense des intérêts souverains d’une Europe affaiblie par la crise et qui se doit de faire l’économie d’un conflit larvé entre ses deux principaux partenaires.

L’Allemagne est le premier partenaire économique de la France et de l’entente entre nos deux pays dépend, en grande partie, l’avenir de tout notre continent, il n’est pas intelligent pour un Président de faire passer son idéologie avant l’intérêt National en soutenant ouvertement l’adversaire de l’actuelle chancelière, il n’est pas intelligent pour un Président de laisser s’instaurer « une tension » même amicale entre nos deux pays.

Tartarin n’a ni le charisme ni l’ouverture intellectuelle de tous ses prédécesseurs, toutes opinions politiques confondues, il lui faut, par contre, pour masquer ces manquements en matière de gestion et de gouvernance trouver en permanence un bouc émissaire afin de lui faire supporter ses propres échecs.

Le gouvernement précédent, la finance internationale, l’Europe qui lui met des bâtons dans les roues c’est pour cela que, lui Président il doit s’attaquer au pouvoir d’achat des retraités, qu’il doit réduire (pour les plus riches) la politique familiale, qu’il ne peut rien faire contre le chômage des jeunes et des seniors et qu’il augmente chaque jour la fracture sociale dans un pays qui tel un bateau ivre dérive sans capitaine à sa barre.

Le couple franco-allemand est une réalité nécessaire pour notre bien commun, l’opposition constante n’est pas une solution, elle est dangereuse pour l’avenir.

Au lieu de s’opposer à l’Allemagne cherchons plutôt les secrets de leur réussite et essayons de les adapter à notre société, nous avons une histoire commune, des racines communes il n’y a donc, objectivement, aucune raison pour que nous fassions moins bien qu’eux si ce n’est par manque de réalisme politique et par manque de pragmatisme.

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