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Billet d’humeur du Conseiller Général

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capillon

Je suis souvent surpris de l’attitude hautaine, sinon méprisante de certains de ceux qui nous gouvernent depuis que François Hollande est à la tête de ce pays. Une suffisance et un mépris de la part d’élus ou de ministres issus de l’Enarquie (Etat que vous ne trouverez pas dans vos dictionnaires mais dans tous les organigrammes des administrations centrales) qui s’affirment pourtant comme très proches du peuple qui a décidé de leur donner le pouvoir, peuple qui s’avoue un peu consterné et terriblement déçu, un an après.

Ce mépris et cette suffisance du ministre Montebourg qui a gravement fait des promesses à des centaines d’ouvriers en se pavanant devant leurs usines tel un Don Quichotte ou un Zorro de série B.

Ce mépris et cette suffisance du ministre Cahuzac et ses millions d’euros cachés tellement bien que soi-disant aucun des services de renseignements pourtant toujours bien renseignés n’en avaient eu connaissance de leur existence.

Ce mépris et cette suffisance de la ministre Marylise Lebranchu qui il y a plus d’un an s’attaquait à François Fillon sur le ton « comment osez-vous vous attaquer à l’âge des départs à la retraite ? » et qui aujourd’hui estime que finalement les Français peuvent travailler plus longtemps puisqu’ils sont plus longtemps en bonne santé.

Ce mépris et cette suffisance de la ministre Anne-Marie Escoffier qui, devant un parterre d’élus locaux, dont votre serviteur, affirme que de toute façon le Gouvernement « imposera » les créations de métropoles et d’intercommunalité aux maires, sous-entendu sans leur demander leur avis.

Ce mépris et cette suffisance du Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis qui peine à être à la hauteur de son brillant prédécesseur parti présider l’Assemblée Nationale et dont nous regrettons aujourd’hui tant l’esprit de consensus même si nous n’étions pas toujours d’accord avec lui ; au moins lui ne décidait pas arbitrairement de la suppression de telle ou telle subvention pour des crèches privées, des établissements culturels, ou de clubs de football.

Ce mépris enfin du représentant rosnéen du Parti Socialiste qui passe ses journées à salir mon image à travers la ville, à tel point que nombre de Rosnéens viennent spontanément m’en avertir et s’en indigner car Rosny-sous-Bois, ville où il fait bon vivre, est un petit village, pour reprendre une expression connue, où tout se sait ; et dire que je suis détesté dans certains quartiers, que je bétonne, et pourquoi en plus ne serais-je pas responsable de l’éventuelle fermeture des urgences de l’Hôpital intercommunal ? C’est aussi du mépris et de la suffisance.

Mais comme l’écrivait Montesquieu, la plupart des mépris ne valent que des mépris.

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