s'abonner: Articles | Commentaires

Rythmes scolaires : 600 millions d’euros pour les collectivités

Commentaires fermés sur Rythmes scolaires : 600 millions d’euros pour les collectivités

budget-education

Ce fut la première annonce de Vincent Peillon. Ce fut aussi le premier « couac » de la nouvelle ère socialiste.

Douze heures à peine après sa nomination, alors que la passation de pouvoir avec son prédécesseur Rue de Grenelle n’avait pas même encore eu lieu, le nouveau ministre de l’Éducation déclarait tambour battant le retour à la semaine de cinq jours. « Nous le ferons pour la rentrée 2013 », annonçait l’ingénu le 17 mai au micro de France Inter… Aussitôt douché par les syndicats et vertement recadré par un Jean-Marc Ayrault appelant, d’abord, à la concertation. L’affaire commençait mal.

On comprend pourtant l’empressement du nouveau ministre. Depuis 2010, la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale, l’Académie de médecine, l’Institut Montaigne et surtout les travaux menés durant un an par la Conférence nationale sur les rythmes scolaires lancée par Luc Chatel, ancien Ministre de l’éducation dans le gouvernement de François Fillon, ont tous abouti à la même conclusion : il faut lisser l’apprentissage scolaire sur cinq jours par semaine.

En théorie, telles que le fringant nouveau ministre voyait sans doute encore les choses juste après sa nomination, l’idée est donc de faire revenir les enfants une matinée à l’école pour ne pas casser le rythme hebdomadaire et pour alléger substantiellement leurs autres journées : formule que pratiquent d’ailleurs déjà la plupart de nos voisins européens. Mais, comme il n’est pas question d’obliger les parents à récupérer leurs enfants plus tôt, on proposera donc, jusqu’à l’habituelle sortie de fin d’après midi, sport, musique et autres ateliers épanouissants. Le rêve…..

Hélas. Le ministre qui annonçait gaiement le changement pour la rentrée 2013 n’avait encore que douze heures de vol aux commandes. Sept mois plus tard, notre Tartarin a découvert l’énorme machinerie éducative, découvert aussi que même la réforme la plus simplette et la plus consensuelle, en France et surtout quand les caisses sont vides, s’accouche dans la douleur.

Les Maires s’étranglent

Car ces fameuses heures « libérées » chaque jour vont rallonger la colonne dépenses des comptabilités municipales.

A Rosny, c’est un coût de fonctionnement supplémentaire de plus de 760 000 € par an soit plus de 2 points d’impôt et, vous le savez, la Municipalité ne souhaite pas les augmenter. C’est un transfert de charges sans précédent, au moment où l’on demande aux collectivités de réduire leurs frais de fonctionnement et où les dotations de l’État baissent. Et ce n’est pas les 50 € par élève promis par le gouvernement pour les villes qui mettront en place cette réforme dès 2013 qui règleront le problème du financement de ce changement. Que pèsera cette somme quand la dépense estimée est plus de deux fois plus lourde.

En 2 014 ou plus tard

A Rosny-sous-Bois, notre Maire, Claude Capillon et son équipe, retarderont l’application de cette réforme. Etant donné la crise économique et ses conséquences sur les villes, est-ce bien le moment de mettre en place cette réforme ?

Ne faudrait-il pas attendre des jours meilleurs ? Bien que favorables à la semaine de quatre jours et demi mais en tant que citoyens responsables, nous savons que cela va peser sur les finances communales.

Sur Facebook

commentaires

Les commentaires sont clos.