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Grand Paris : Modèle de métropole en péril

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Le 17 septembre 2007, le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’engageait pour que Paris devienne une métropole de rang mondial capable de rivaliser avec les autres grandes capitales comme Londres, New-York ou encore Tokyo. La loi sur le Grand Paris a été promulguée le 3 juin 2010 pour permettre la réalisation de ce projet. Transport, développement économique, logement, aménagement : l’Etat a massivement investi, en partenariat avec les collectivités franciliennes, pour donner à la Région capitale les moyens et les outils de renforcer son statut de ville-monde attractive pour les 20 prochaines années.

Pour faire ce Grand-Paris, il était urgent d’améliorer les connexions de l’ensemble des territoires de la métropole pour effacer les frontières, physiques et symboliques, entre Paris et sa banlieue, et pour mieux la connecter au monde.

Pour répondre à cette urgence, l’Etat et la Région Île-de-France ont présenté le 26 janvier 2010 un accord historique portant sur 32,4 milliards d’euros investis entre 2010 et 2025. Ces investissements prévoient :

  • la rénovation et la modernisation des infrastructures existantes (lignes C et D du RER, dé-saturation de la ligne M13, prolongement de la ligne M14, …)
  • l’amélioration du maillage territorial en réalisant un nouveau réseau de 155 km autour de la capitale. Ce nouveau métro automatique en rocade entrainera la création de 57 gares et permettra de désenclaver les territoires périurbains.

Développer de grands pôles économiques et urbains grâce à la signature de contrats de développement territoriaux devra permettre d’avoir une vision stratégique à long terme du territoire. Ce projet du Grand-Paris priorise le développement de la recherche, de l’innovation et de la valorisation industrielle. Le rayonnement économique de la Région-Capitale est un objectif lisible.

Malgré cette ambition, depuis 2 ans, la Région tient un double discours. Sa politique se résume à un seul argument : la faute de l’Etat.

La galère dans les transports : c’est la faute à l’Etat. La rénovation des lycées qui s’enlise : faute à l’Etat…

Mais aujourd’hui, le président de la République et le gouvernement sont désormais de gauche tout comme l’exécutif régional. Le seul et unique argument politique disparait. Il vous faut dès lors trouver de l’argent. Au niveau national, François Hollande « découvre » la crise et présente l’addition à nos compatriotes : 30 milliards à récupérer par l’impôt.

Au niveau régional, vous trouvez une autre victime que les classes moyennes matraquées par le gouvernement : le Grand Paris.

Notre famille politique a adressé un courrier à Madame Duflot pour connaître ses intentions : il est resté sans réponse.

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