s'abonner: Articles | Commentaires

Editorial du numéro d’octobre 2012

Commentaires fermés sur Editorial du numéro d’octobre 2012

Le changement, c’est bien maintenant !

Le slogan du candidat socialiste pour les élections présidentielles était porteur d’espoirs pour toutes les Françaises et pour tous les Français qui avaient choisi François Hollande pour diriger le Pays. Mais la pilule est bien amère, avec un arrière-goût de nausée, comme après un repas trop copieux, et dont l’addition apparait déjà lourde après si peu de mois de présidence rose.

On nous refait le coût des emplois aidés, on va même ponctionner les retraités, eux qui ont travaillé dur pour beaucoup, ont pu épargner pour certains, et qui sont déjà pénalisés par la hausse du coût de la vie.

Et que dire de cette fameuse défiscalisation des heures supplémentaires mettant fin à une bonne mesure mise en place par Nicolas Sarkozy : qui touche-t-elle en premier lieu ?

Elle ne touche pas les plus hauts revenus, mais bel et bien les classes moyennes, ces millions d’employés qui, en travaillant au-delà des 35 heures, voyaient leur salaire augmenter sans payer d’impôts supplémentaires liés à ce surplus d’activité.

Pourquoi avoir fait croire à ces milliers de salariés de Peugeot à Aulnay, parmi lesquels figurent des Rosnéens, que leur usine ne fermerait pas ? Et le sort des employés du volailler Doux auxquels le ministre du « redressement productif » avait fait croire qu’il les sauverait ?

Qu’attend François Hollande pour le rebaptiser ministre du «redressement improductif» ?

La France ne méritait pas cette équipe dirigeante faite d’amateurs, comme cette Cécile Duflot qui voulait donner aux communes, pour les forcer à y construire des logements sociaux, des terrains déjà vendus !

Amateurs et inconnus : je ne suis pas le seul, avouez-le, à connaître si peu de noms de ministres, lesquels ne font pas grand-chose d’ailleurs pour sortir de l’oubli médiatique où ils se sont confinés eux-mêmes.

Si on a pu reprocher à Nicolas Sarkozy une hyperactivité et une présence omnipotente, au moins la France paraissait mieux à même de résister à la crise mondiale, même si l’ancien Président ne faisait rien pour en cacher l’importance.

Nous étions mieux considérés par les dirigeants des pays du Monde entier et notre Pays était incontournable dès qu’une décision d’importance s’imposait.

Et quand on voit les sondages d’opinion sur sa popularité, on constate que beaucoup de Français le regrettent déjà, et pas seulement celles et ceux qui avaient voté pour lui.

Nous devons nous battre contre cet état de fait, cette Hollandie qui part à vau-l’eau.

Ce serait comique si la France n’en était pas la première victime, car je ne vois pas, dans un horizon proche, quelles mesures positives pourra s’engager à prendre le Président de la République afin véritablement de contribuer non à l’enlisement mais bien au redressement de notre Pays, redressement pour lequel son prédécesseur – et même une certaine presse bien pensante le reconnait aujourd’hui – avait œuvré non sans un certain succès.

Sur Facebook

commentaires

Les commentaires sont clos.