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Marianne 2 et Philippe Bilger : de l’ignorance au misérabilisme

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Dans son article intitulé Sur les pavés, la plage et simulacre de vacances d’été le journal de gauche engagé Marianne 2 s’en prend violemment à Rosny Plage par l’intermédiaire d’un « blogueur associé », Monsieur Philippe Bilger, ancien magistrat, qui qualifie entre autre l’initiative de « démonstration déprimante de la pauvreté« . Ainsi, l’Uram regrette qu’une fois de plus, l’ignorance volontaire ou non d’une certaine gauche salisse les initiatives de la majorité municipale Rosnéenne.

En effet, c’est la deuxième fois en l’espace d’un an que le journal Marianne 2 publie des inexactitudes à propos de Rosny-sous-Bois et ce probablement afin de faire un petit peu d’audience grâce à un misérabilisme gauchisant sur fond d’ignorance de leur sujet. En effet, il y a un an, Marianne 2 publiait dans un article que la ville de Rosny-sous-Bois attaquait la Banque Dexia car elle croulait sous les emprunts toxiques ; nous n’avons pas manqué de réagir à l’époque, sans penser qu’un jour ce journal puisse encore s’en prendre à notre ville.

C’était sans compter sur le manque cruel d’inspiration et de sujets de leur rédaction qui en offrant une tribune à Monsieur Bilger a permis à celui-ci de donner un écho retentissant à des propos non-seulement inexactes, mais aussi blessants pour toutes celles et ceux qui ont profité de cette initiative dont le succès est croissant chaque année. Revenons sur quelques-uns des propos scandaleux tenus par le sensationnaliste blogueur associé :

[…] on réchauffe les autres avec l’illusion étriquée de la richesse.

C’est partir du principe que l’initiative s’adresse aux pauvres. Aussi, cette phrase prend purement et simplement les rosnéens pour des dupes car elle suggère que non-seulement la majorité Uram vise à tromper les rosnéens avec cette installation mais aussi que ces mêmes rosnéens seraient naïvement bernés par elle.

Or, s’il s’était intéressé à son sujet, Monsieur Bilger aurait vu que Rosny-sous-Bois était une ville avec une forte mixité sociale mais aussi que le public qui a fréquenté Rosny Plage était issu de toutes les couches socio-professionnelles dont la ville est riche. Alors en effet, il y a des personnes qui n’ont pas les moyens d’aller en vacances qui fréquentent Rosny Plage (et pas uniquement des rosnéens), mais est-ce une situation purement rosnéenne que de ne pas avoir les moyens de partir ? C’est a priori ce que tente de faire croire maladroitement le blogueur.

Rosny-Plage fend le coeur parce qu’en tentant de combler une absence, le maire manifeste à quel point la destinée de beaucoup est sans issue

Nous sommes en plein cœur du misérabilisme gauchisant dont est friand une certaine France bobo-gaucho-écolo bien-pensante. Ce serait donc -uniquement- la faute du Maire si les perspectives d’avenir de l’ensemble de nos concitoyens et plus généralement celles des citoyens du monde entier sont moins certaines aujourd’hui qu’il y a 20 ans ? Gageons que si Rosny-Plage avait eu lieu dans une ville « amie » ou « camarade », la cause de ce problème des perspectives d’avenir aurait été imputé à la précédente majorité Présidentielle (ou quiconque ne serait pas du même camp que le journal).

Enfin, l’ensemble de la politique rosnéenne vise à pousser les uns et les autres à prendre en main leur destinée plutôt que de les enfermer dans un dirigisme social qui fait la part belle à un injuste déterminisme. A Rosny-sous-Bois, chacun est apte à se construire une destinée à la mesure de ses volontés et de son ambition : deux mots encore interdits pour une gauche qui redoute par dessus tout le changement dont elle dit être l’instigatrice.

Il ne s’agit pas de démagogie ni de misérabilisme […] aux bouts de l’échelle sociale, on n’est confronté qu’à la vulgarité insouciante […]

Nous ne nous intéresserons ici qu’à la forme. C’est tout l’art du bonimenteur que de dire une chose et son contraire dans un même paragraphe.

Enfin, nous invitons tous les protagonistes de ces malheureux propos à découvrir un point de vue différent du leur via ce reportage de LCI sur Rosny Plage ; qui est nettement plus objectif que les propos d’un ancien magistrat, blogueur associé d’un journal de gauche :

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commentaires

  1. Bonjour,

    Après avoir lu « l’article » sur Marianne 2, j’ai suivi votre lien.
    Je vous remercie pour vos précisions car en effet les propos de Monsieur Bilger laissent un arrière-goût désagréable.
    Je suis pourtant ce que vous nommez une gaucho-écolo : )

    Je me permets donc de vous féliciter à nouveau pour cette initiative et invite les communes rurales à suivre votre exemple.

    Cordialement
    Rose

    • La rédaction a dit :

      Bonjour Rose et merci de réagir.

      Pas de panique quant à votre appartenance à la famille de pensée dite « gaucho-écolo », il y a de la place pour tout le monde.

      Nous évoquons ici « une certaine France bobo-gaucho-écolo bien-pensante » c’est à dire celle qui instrumentalise la détresse dans laquelle se trouvent certains de nos concitoyens pour exister politiquement faute d’opinions et de vraies idées.
      C’est aussi celle qui fait de l’angélisme face aux incivilités et à la délinquance que nous rencontrons quotidiennement toujours dans le but d’exister.

      Merci pour les félicitations, nous vous invitons à les adresser directement à Claude Capillon, Maire Uram de Rosny-sous-Bois http://www.claudecapillon.fr

      Cordialement.

  2. Devons nous porter attention aux propos d’un vulgaire echotier qui passe par pertes et profits des millénaires de l’histoire du monde ou injustices et inégalités ont et sont toujours notre lot quotidien?

    Un donneur de leçon qui occulte la supercherie intellectuelle que fut le Marxisme Lenilisme qui opprima, sans leur apporter le bonheur, des millions de personnes et occasionné des centaines de millions de morts.

    Probablement se donne t’il bonne conscience en semblant se pencher sur le sort des défavorisés avant de plonger dans sa piscine et avant son golf quotidien.

    Ce monsieur oublie de dire que si notre société est parfois injuste, souvent dure pour les plus faibles, elle permet par ses valeurs, le travail, l’intégration, le respect d’autrui de se sortir de situations difficiles.

    Saluons plutôt des initiatives comme Rosny Plage qui procurent un peu de bonheur a des enfants souvent exclus parce que leurs familles ne font pas forcément le nécessaire pour participer a la vie de la collectivité et laissons « les pisse vinaigre » déverser leur fiel et leur rancoeur dans les poubelles de l’histoire.

  3. Au delà des splendides tentatives de maniement de la langue française et de son riche vocabulaire, cet article sonne creux, comme l’est souvent tout exercice totalement détaché de la réalité : en effet, l’article reprend des citations parues dans un article du Monde, lequel a été rédigé par une journaliste que j’ai eu la chance d’accueillir à Rosny-Plage… Aucune remarque particulière à l’encontre de la journaliste du Monde qui a passé environ 4 heures au coeur de Rosny-Plage : son article ne prend pas en compte toute la dimension de l’opération Rosny-Plage, mais c’est son choix, et il est respectable, puisqu’elle sait exactement de quoi elle parle… Même remarque pour le reportage de LCI, qui a mis l’accent sur la satisfaction ressentie par les usagers de l’opération, et qui a présenté succinctement les activités annexes, qui sont aussi importantes que la plage et la piscine… Si l’auteur de cette tribune, plus affligeante que véritablement sensée, avait pu se rendre à Rosny-Plage, il aurait pu découvrir l’ensemble des activités proposées par les éducateurs sportifs de l’Ecole Municipale des Sports, les jeux de société animés par des associations solidaires, les sensibilisations à la nutrition et à l’activité sportive concoctées par l’Atelier Santé Ville, et j’ose croire que son avis aurait été sensiblement différent : en effet, Rosny-Plage, au-delà de la piscine, du sable et des palmiers a également, et surtout, une dimension éducative et sociale, bien au-delà des « stéréotypes » fustigés par notre écrivain très immobile… Ainsi « Rosny-Plage » ne « fend pas le coeur » en « tentant de combler une absence » et en montrant « à quel point la destinée de certains est sans issue » : lors de la première édition, une dizaine de jeunes enfants repérés par les éducateurs sportifs ont ainsi pu intégrer l’Ecole Municipale des Sports pour toute l’année 2011-2012, en bénéficiant du quotient familial proposé par la mairie… Il n’y a donc aucune « vulgarité insouciante, surabondante et somptuaire » dans ce qui n’est pas un « simulacre de plage en plein béton » : Rosny-Plage est l’occasion pour la Direction des Sports et de l’Animation d’aller à la rencontre d’un possible nouveau public pour la saison future, de détecter des jeunes en véritable difficulté (le sport est un formidable outil d’insertion sociale…) et d’offrir des opportunités à des familles en mal d’activités… Effectivement, l’auteur a vu juste sur au moins un point : nous sommes très loin des « fulgurances parisiennes et bobos… de Bertrand DELANOE » !!! Ces propos, repris ici, n’engageant, évidemment, que leur auteur, décidément tristement inspiré !!!

  4. Je voudrais juste poser une question, qui n’a finalement pas vraiment de lien avec l’article ci-dessus, mais qui je pense mérite d’être posée : Pourquoi appeler cette opération « Rosny-plage » ?

    Je suis désolé mais ne serait-il pas possible, si l’opération est réitérée dans les années à venir, de trouver un nom qui ferait un peu moins ridicule. On dirait une mauvaise copie de Paris-plage, ce qui est dommage je trouve.

    Sinon pour faire une « toute petite » remarque sur l’article, personnellement je trouve que cet article et celui sur Marianne 2 on un gros point commun.

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